Accompagner quelqu’un dans sa lettre
Ce que vous pouvez reprendre sur ce site, et la règle qui ne change jamais quand on écrit pour quelqu’un d’autre.
Écrivains publics, bibliothécaires, travailleurs sociaux, médiateurs numériques, associations
Le même site, un usage différent
Le reste de ce site s’adresse à la personne qui a une lettre à écrire. Cette page s’adresse à qui l’accompagne : un écrivain public, une bibliothèque, un service social, une association, un médiateur numérique.
Vous prenez le même site, les mêmes modèles, la même méthode. Mais écrire une lettre pour quelqu’un d’autre n’est pas écrire une lettre pour soi, et cette différence a des conséquences concrètes, détaillées plus bas.
Ce geste a une histoire, plus ancienne que le mot « écrivain public », et une prudence propre.
- Écrire pour quelqu’un d’autre : ce que ce rôle engage un article du journal, complément de cette page
Ce que vous pouvez prendre
Du solide, pas une promesse
Rien ici n’est réservé à un usage individuel. Ce que vous pouvez prendre est écrit une fois pour toutes dans une licence, pas dans une tolérance qui pourrait changer d’avis.
Ce qui est à vous, dès maintenant
- Les 15 modèles de courrier, sous licence CC BY 4.0 : à copier, à adapter, à intégrer dans un guide ou une formation, y compris payante.
- Les données ouvertes du corpus, en JSON, à interroger ou à réutiliser dans un autre outil.
- Chaque page du site, imprimable telle quelle, pour un atelier ou un comptoir d’accueil.
- Le site entier, utilisable hors connexion une fois ouvert : un poste de médiathèque sans réseau stable peut s’en servir.
- La licence CC BY 4.0, en détail ce qu’elle permet exactement, condition d’attribution comprise
- Le site hors connexion ce qui marche sans réseau, et comment l’installer
Ce qui change
C’est elle qui signe, donc c’est elle qui doit comprendre
Écrire pour quelqu’un d’autre n’est pas écrire plus vite la même lettre. Vous connaissez peut-être déjà la démarche, vous choisissez les mots plus sûrement : rien de tout cela ne change qui signe, et qui répond de ce qui est écrit.
La personne qui signe est celle qui engage sa demande. Avant l’envoi, elle doit donc comprendre ce qu’elle demande et ce qu’elle engage, pas l’approuver d’un mot rapide.
Une lettre excellente que la personne ne comprend pas lui rend un mauvais service, même signée.
Avant l’envoi, dans cet ordre
- Lui relire la lettre entière, jamais seulement un résumé de ce qu’elle dit.
- Lui expliquer ce qu’elle demande et ce qu’elle engage en l’envoyant.
- Ne jamais signer à sa place, même si elle le demande pour aller plus vite.
- Lui laisser la copie de la lettre et la preuve de l’envoi : elles sont à elle, pas à vous.
Le geste, en atelier
Elle tient le clavier, vous posez les questions
Un atelier réussi n’est pas celui où vous remplissez les champs pendant qu’elle regarde. C’est celui où elle écrit, autant qu’elle le peut, et où vous posez la question que le champ suivant attend.
La méthode de ce site se pose justement en questions, pas en jargon administratif : qui décide, ce qui s’est passé, ce qu’on demande. Votre rôle est de guider ces questions et de vérifier que chaque réponse tient debout, pas de la formuler à sa place quand elle peut la formuler elle-même.
Quand elle ne peut vraiment pas taper elle-même, vous pouvez écrire pour elle. La règle qui précède s’applique alors intégralement : elle relit, elle comprend, elle signe.
Trois pages pour préparer une séance, et pour tenir la limite.
- La méthode, geste par geste
- Ouvrir l’atelier avec elle
- Ce n’est pas un avocat la limite vaut pour vous comme pour le site : vous n’êtes pas plus juriste que lui
